Christophe Grapperon (directeur musical):

« La nécessité de fonder un festival d’art choral, c’est à dire de trouver les moyens de faire vivre au présent la culture vocale et polyphonique en terre Morvandelle, m’est apparue comme une évidence, me rendant régulièrement comme formateur depuis plus d’une quinzaine d’année à Saint Leger sous Beuvray dans la maison fondée pour le chant choral par Marcel Corneloup.

Mon envie d’art choral s’inscrit dans ce désir de renouer avec la grande tradition française du mouvement orféonique. Cette tradition s’était certes assoupie depuis le milieu du XXème siècle, mais je suis convaincu que nous ne sommes pas loin de retrouver de nos jours cet élan vital qui nous pousse au plaisir partagé et collectif qu’est le chant choral. La formidable aventure du Festival Musique en Morvan -hélas éteinte-, la prolifération de chorales de tous ordres montrent la grande vitalité du territoire Morvandeau et en sont de formidables témoignages. Et il en est de même avec Salins les Bains, où la présentation de notre projet a rencontré un vif enthousiasme.

C’est cette rencontre entre mon désir de développer le chant choral, d’une part, et cette grande attente locale d’actions artistiques, d’autre part, qui m’a décidé à construire ce nouveau festival.

Je suis très attaché au continuum entre excellence artistique et accès simple et décomplexé à l’art. Quelle que soit notre provenance, notre histoire, nous pouvons tous intégrer ce mouvement choral grâce à la médiation immédiate de la voix en polyphonie. Et ce mouvement choral porte en soi les prémices d’une éducation populaire sans cesse renouvelée au service du beau et de l’indicible. »

Jean-Noël Cavro (chargé de l’organisation) :

jnc.jpeg« Pour nous, si Autun devait être au centre du festival, nous souhaitions qu’il déborde de ce seul territoire et qu’il irrigue la région. La réunion de la Bourgogne et de la Franche-Comté en une seule entité régionale nous a conduit à chercher une ville de Franche-Comté qui partagerait les valeurs culturelles et patrimoniales d’Autun et où nous pourrions « dupliquer » le festival. C’est ainsi que nous avons contacté l’équipe municipale de Salins les Bains et ce qui pouvait paraitre farfelu est apparu évident. Un même territoire de traditions, une même richesse patrimoniale, un même élan pour l’art choral…et puis, ce mariage entre le chancelier Rolin (d’Autun) et Guigone de Salins, fondateurs des Hospices de Beaune, autant de raisons de créer le festival sur ces deux villes  »